En 1942 Henri Romans-Petit arrive dans l'Ain où il établit immédiatement des contacts avec la Résistance. Au bout de quelques mois, en décembre 1942, il commence à organiser l’hébergement de réfractaires du STO.
Il crée en juin 1943, près de Mongriffon, une école de cadres pour former les maquisards dont le nombre augmente sans cesse dans la région. En juillet 1943, les camps, qui ne doivent pas, pour des raisons de sécurité et de mobilité, compter plus de 60 hommes, sont réellement structurés. Au même moment, les contacts se multiplient entre le maquis de l’Ain et l’Armée secrète (AS). En septembre, sous la direction de Romans-Petit, les maquisards réalisent deux coups d'éclat : ils prennent un dépôt d'Intendance des Chantiers de Jeunesse à Artemare et l'Intendance de l'Armée à Bourg-en-Bresse.
En octobre 1943, Romans-Petit devient chef militaire, responsable de l’Armée secrète (AS) pour le département de l'Ain. Le 11 novembre 1943, il organise le célèbre défilé d'une partie de ses troupes (250 hommes) à Oyonnax. Devant une foule médusée puis ravie, il dépose une gerbe en forme de Croix de Lorraine au monument aux morts avant de quitter la ville en bon ordre. Le défilé d'Oyonnax, filmé par le fils de Henri Jaboulay, abondamment raconté par la presse clandestine et la radio de Londres, a un impact très important sur la population française et sur les Alliés pour lesquels la résistance armée française a désormais une existence concrète.
A la fin de l'année, alors que les effectifs paramilitaires de l’Ain (AS et maquis) atteignent 2 000 hommes, il prend en main les forces clandestines et l’AS de Haute-Savoie en remplacement du commandant Vallette d’Osia ; il y applique les mêmes principes que dans l'Ain : école de formation des cadres, action brève et repli rapide. Il est en liaison avec Londres par le biais de la mission "Musc" composée de Jean Rosenthal (Cantinier), chargé de l’inspection des maquis, et de Richard Heslop (Xavier) du SOE britannique. Pour répondre au besoin de parachutages d’armes, il choisit le plateau des Glières près d'Annecy où, en janvier 1944, sont rassemblés tous les maquisards du département.
Il regagne l'Ain après avoir confié le commandement des Glières à "Tom" Morel.
Lorsque, le 5 février 1944, 5 000 Allemands appuyé par de l’aviation attaquent en masse les camps du maquis de l’Ain, y massacrant les maquisards, Romans-Petit se rend immédiatement sur place ; à ski, il part à la recherche des rescapés, passant au travers du dispositif allemand. Il réorganise ensuite le maquis et rencontre les responsables des forces du Haut-Jura.
Le 6 avril 1944, plusieurs milliers de soldats de la Wehrmacht sont rassemblés dans la région d'Ambérieu et donnent l’assaut le lendemain. Le colonel Romans-Petit décide alors de disperser les maquis ; ceux-ci organisent néanmoins des opérations de sabotage de nuit. Les Allemands se vengent sur les villages d’Oyonnax et de Saint-Claude, entre autres.
Le 6 juin 1944, prévenus du débarquement, les maquisards détruisent le dépôt d'Ambérieu, plaque tournante du réseau ferroviaire du sud-est. Cinquante-deux locomotives et dix machines outil sont rendues inutilisables. Le même mois Henri Romans-Petit est fait Compagnon de la Libération par décret du général de Gaulle.
Le 11 juillet 1944, les Allemands tentent une contre-offensive d'envergure avec quelque 27 000 hommes. Les 5 000 maquisards du colonel Romans-Petit parviennent à résister malgré de violents combats. En septembre l'Ain est libéré.
Après la guerre, Henri Romans-Petit reprend son métier de publicitaire. Il est également administrateur de sociétés, notamment dans l'électronique.
Président d'honneur des Anciens des maquis de l'Ain et de Haute-Savoie et président de l'Association nationale des Résistants de l'Air, il est également membre du comité directeur de la LICRA.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la guerre et notamment Les Obstinés et, en 1974, Les Maquis de l'Ain.
Henri Romans-Petit est décédé le 1er novembre 1980 à Ceignes dans l'Ain. Ses obsèques se sont déroulées devant le mémorial du Val d'Enfer à Cerdon (Ain). Il a été inhumé au cimetière d'Oyonnax.
L'événement phare de l'automne 1943 Le défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax : un défilé d'une audace inouïe, mais d'abord le défi courageux des maquisards de l'Ain http://www.maquisdelain.org?r=article&id=9
La réussite du coup d'Artemare sur le camp de jeunesse n°43 fait basculer les maquisards du camp de réfractaires dans celui de rebelles... http://www.maquisdelain.org?r=article&id=16
L'expédition sur l'intendance militaire de Bourg : 28 septembre 1943 Pour nourrir les maquisards, on organise et réussit le coup de force sur le dépôt de vivres de l'intendance militaire de Bourg http://www.maquisdelain.org?r=article&id=17
Le profil des camps fin 1943 La guérilla excluait les concentrations d'hommes trop importantes, facilement repérables, donc vulnérables, difficiles à encadrer et à contrôler. http://www.maquisdelain.org?r=article&id=25
Le sabotage des usines SCHNEIDER, au Creusot le 16 décembre 1943 Des précisions sur «L'opération Creusot» ... et le jugement d'Henri GIROUSSE (CHABOT) http://www.maquisdelain.org?r=article&id=27
L'école des cadres et leur formation La ferme abandonnée des Gorges pour rassembler les premiers réfractaires qui deviendront Maquisards de l'Ain. http://www.maquisdelain.org?r=article&id=31