Maquis de l'Ain et du Haut-Jura

Georges BUTTARD



Membre incontournable du mouvement résistance Fer à Ambérieu en Bugey.





«Georges BUTTARD, «LA BUTTE» comme nous l'appelions familièrement, était un homme de caractère, simple et modeste, cachant sous une apparence rude une très grande sensibilité.

Homme de caractère, il l'avait montré dès l'arrivée des Allemands en zone libre, le 11 novembre 1942. II était de ceux qui ne pouvaient accepter la collaboration et c'est en pleine conscience qu'il mit toutes ses forces au service de la Résistance au sein de cette magnifique équipe de cheminots d'Ambérieu en Bugey, conduite par Gaston BRUCHER. Il connaissait les dangers et il savait qu'au bout du chemin il y avait souvent la prison avec les interrogatoires, les tortures et en fin de compte la déportation ou le poteau d'exécution.



Il était là dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, nuit mémorable pour la ville d'Ambérieu. C'est en effet quelques heures après le débarquement en Normandie, en un moment crucial pour la défense du monde libre que le centre ferroviaire d'Ambérieu, d'une importance stratégique capitale pour les allemands, fut réduit à néant. Pour la Résistance : un succès magnifique, l'un des plus importants et des plus complets dans notre région. De plus, cette neutralisation du centre ferroviaire aura permis d'éviter un nouveau bombardement aérien dont les résultats n'auraient pas été plus efficaces, mais combien plus tragiques pour la population de la ville d'Ambérieu.



Ce succès de la Résistance contre les forces nazies, nous le devons, je dois l'affirmer à nouveau puisque la décision fut prise à mon échelon, nous le devons, dans l'initiative comme dans la conception et la réalisation à l'équipe de cheminots dont Georges BUTTARD était l'un des piliers. J'ajouterai même qu'il personnifiait au sein de cette équipe ce que nous appelons l'esprit de la Résistance, c'est à dire le goût de l'indépendance, la défense des libertés, le culte de l'Amitié et de la dignité humaine, le respect des règles qui s'imposent dans toute société.



Qu'il me soit permis, en cet instant, d'associer à l'hommage rendu à Georges BUTTARD, deux de ses camarades de l'équipe des cheminots résistants, également disparus : Roger PECAUT, il y a quelques années, Julien GOYET il y quelques mois. Tous trois ont désormais leur place dans notre mémoire à côté de ceux qui sont tombés au cours de notre combat.

Avec leur disparition c'est un peu de notre jeunesse qui s'estompe, c'est aussi le souvenir d'une belle aventure au service d'une grande et noble cause : la libération de notre pays, de notre patrie.»



CHABOT




Liste des articles

Lire

Opération sur le centre ferroviaire d'Ambérieu en Bugey

Une action à haut risque dans la nuit du 6 au 7 juin 1944


Partagez sur les Réseaux Sociaux